
In Vivo
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In Vivo
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À PROPOS DU PROJET
In Vivo fut l’occasion de nous interroger sur ce que le mycélium avait à nous apprendre sur notre manière d’habiter le monde.
Plus concrètement, le pavillon consistait principalement en la construction d’une grande structure réalisée en matériaux naturels issus de la Région bruxelloise, et développés par des producteurs bruxellois, dalle en terre crue, ossature en bois de hêtre et vêture en mycélium.
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Comment repenser l’Architecture dans un monde aux ressources finies ? Nous prenons de plus en plus conscience que les impacts générés par nos choix ont des conséquences à long terme, à très long terme, tant par celui de l’occupation des espaces que par celui des matériaux. Plus que jamais, ces choix sont politiques.
Il est urgent de modifier nos modes de génération – ce qu’on appelait autrefois « production » –, voire de repenser le processus lui-même, encore trop souvent envisagé dans le cadre d’une politique extractiviste. Comme il est urgent d’inventer de nouvelles manières d’habiter.
Nous nous proposons d’expérimenter des alternatives enviables pour nos territoires, nos villes, des alternatives qui se forgeraient avec et à partir des êtres vivants qui les habitent et en composent le tissu. Ces expérimentations ne feraient somme toute que prolonger, étendre, voire honorer les agencements multiples (et souvent négligés) entre humain.e.s et non-humain.e.s, vivant.e.s et non-vivant.e.s… Plus concrètement, nous soumettons la possibilité de faire alliance avec les champignons qui peuvent constituer un matériau de construction très disponible, durable, renouvelable par autogénération et peu coûteux.
Le pavillon « In vivo » constitue un temps et un lieu de pensée critique, notamment parce que s’y échafaudent, à propos de l’habiter et des constructions, des questions de responsabilité, de prise en compte d’autres êtres et de justice. Mais sa force se définit surtout par des propositions concrètes et inventives pour un avenir de l’habiter enviable, dont le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles constitue un point de départ crucial pour penser, répertorier, affirmer, confirmer, révoquer, planifier, fantasmer et surtout rêver.
L’exposition se structure en trois grandes temporalités. Tout d’abord, dans une temporalité passée, l’entrée du pavillon permet d’en faire l’autopsie, c’est-à-dire à la fois de répertorier ce qui le compose et de narrer tout le processus qui a permis d’aboutir à sa réalisation. Ensuite, au présent, la pièce centrale est l’occasion d’une expérience spatiale bâtie autour de ressources vivantes et naturelles issues du territoire belge. Enfin, le mycélium, par ses caractéristiques et ses puissances propres, entre génération, régénération et territorialisation, ouvre les voies de réflexion vers un futur de l’habiter enviable.
On ne devra peut-être pas attendre d’être dans le futur pour apprendre que les champignons nous écrivent. Des fragments de textes mycéliques s’écrivent déjà secrètement dans nos maisons.

























