Les jardins d'Elise
Concours

Les jardins d'Elise

Projet 0
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À PROPOS DU PROJET

Le projet vise à transformer une entrée d’école aujourd’hui minérale, peu lisible et occupée par des usages résiduels, en un espace structuré, accueillant et fonctionnel.

Il s’agit de révéler la présence de l’équipement en intérieur d’îlot, de créer un seuil identifiable entre rue et école, et de requalifier les abords en un espace apaisé et partagé, de type parvis.

Le projet porte également une ambition environnementale, en inscrivant le site dans la continuité de la trame végétale de l’îlot et en contribuant à un dispositif bioclimatique.

Enfin, il organise une cohabitation équilibrée entre espaces publics, scolaires et privés, en soignant les transitions et les usages.

infos

Localisation

Bruxelles (Belgique)

Année

2026

Maitrise d'ouvrage

Commune d’Ixelles

Programme

Logements sociaux, maison des jeunes et entrée d’école

Équipe

Ledroit Pierret Polet Architectes (mandataires), Bento (associé), TAAC (stabilité), Zeugma (TS), RYA (PEB)

STATUT

Concours

BUDGET

1.200.000 euros HT

SURFACE

/

ThÉMATIQUEs

Structure bois, isolation blocs chaux-chanvre, enduits chaux, ventilation naturelle

contexte

Un projet à l’échelle de la rue

Signaler sans sursignaler.

Faire exister une adresse sans rompre l’équilibre de la rue.

Le projet affirme l’entrée de l’école par une composition sobre, inscrite dans l’existant : une grille dans l’axe des soubassements en pierre et des piliers en maçonnerie existants, une enseigne sur le pignon du n°98, un tirant végétalisé reliant les corniches. Autant de signes discrets qui composent une façade habitée et lisible.

Un seuil élargi. Le portail, à double ouvrant ajouré en trame métallique, dans l’emprise de l’actuel portail, dimensionné pour garantir l’accessibilité et les accès SIAMU, devient un passage généreux, capable d’absorber les flux quotidiens en toute sécurité.

En arrière plan, la maison des jeunes se laisse deviner, en lien avec la cour. Elle n’est pas frontale : elle attire.

Le préau, positionné en fond de parcelle, devient une pièce centrale du dispositif : un véritable « vestibule urbain », à la fois espace de transition et de rencontre, abrité par une large toiture. Il accueille indifféremment les temps scolaires et extrascolaires, reliant la cour, la salle polyvalente et les différents usages du site.

Une séquence habitée

Entrer devient une expérience fluide, lisible et inclusive.

Le projet s’organise comme une traversée en quatre temps, structurée par un chemi­nement continu en pavés de terre cuite rouge, adapté aux usages PMR, et par une bande plantée.

D’abord, le parvis : un plateau apaisé, de façade à façade entre les n°96 et 102, partagé entre les deux écoles René Cartigny et Jardins d’Élise. Les arbres existants sont conservés et complétés, tandis que des bancs et des arceaux vélos prennent place sur des sols perméables et drainants, favorisant une mobilité douce.

Puis, le seuil : une première grille franchie, dans l’alignement de l’existant. Sur la gauche, un espace abrité se déploie sous une longue toiture accueillant 36 vélos (30 vélos + 1 vélo par chambre), répondant aux besoins des usagers. La ligne de toiture accompagne le regard et renforce la porosité visuelle vers l’intérieur de l’îlot.

Ensuite, l’appel : une fois le vélo posé, l’usager.e est invité.e à continuer son chemin. L’équipement est légèrement désaxé, aligné au portail d’entrée, pour inviter à entrer et créer un parvis, protégé par la toiture du local vélo qui se prolonge.

Enfin, le cœur : les bâtiments s’organisent clairement — l’accueil du public prend place dans le nouveau volume, tandis que l’existant accueille les fonctions secondaires (bureau et sanitaires). Une seconde grille, positionnée en limite de la salle polyvalente, permet de moduler les accès et d’assurer une grande flexibilité d’usage, notamment en lien avec la cour d’école.

Un sol vivant

Le projet transforme un sol minéral en paysage actif.

Un gradient s’installe : du cheminement principal, plus minéral et accessible, vers des zones plantées en pleine terre. Les sols deviennent perméables, favorisant l’infiltration des eaux et contribuant à la résilience climatique du site.

Les pignons et les grilles accueillent des plantes grimpantes. Le corridor se métamorphose en un chemin habité, ombragé et rafraîchi en été, participant au confort d’usage.

Des limites claires, des usages partagés

Le projet organise sans cloisonner.

Les logements conservent leurs accès indépendants depuis la rue, garantissant leur intimité.

L’équipement de quartier se développe le long du nouveau cheminement, partagé avec l’accès à l’école, dans une logique de mutualisation maîtrisée.

Chacun trouve sa place, dans une cohabitation lisible, où les seuils assurent la transition plutôt que la séparation.

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