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À PROPOS DU PROJET

La PMIC (Précipitation Microbienne Induite de Calcite) ouvre de nouvelles voies de réflexion sur l’écologie de la construction et les alliances avec le vivant. En mobilisant la bactérie Sporosarcina pasteurii, Bento Architecture s’inscrit dans un champ de recherche en évolution, explorant comment les processus biologiques peuvent transformer les déchets de construction en matériaux fabriqués avec de nouvelles alliances avec les non-humains...

infos

Localisation

/

Programme

Installation artistique et recherche

Année

2025

Équipe

Bento, Materia nova

STATUT

Livrée

BUDGET

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Dimensions

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ThÉMATIQUEs

Recherche bactérie

contexte

La PMIC (Précipitation Microbienne Induite de Calcite) ouvre de nouvelles voies de réflexion sur l’écologie de la construction et les alliances avec le vivant. En mobilisant la bactérie Sporosarcina pasteurii, Bento Architecture s’inscrit dans un champ de recherche en évolution, explorant comment les processus biologiques peuvent transformer les déchets de construction en matériaux fabriqués avec de nouvelles alliances avec les non-humains...

Cette bactérie, capable de précipiter le carbonate de calcium (CaCO2) grâce à l’activité enzymatique de l’uréase, crée un environnement alcalin propice à la liaison de particules fines ou d’agrégats divers. Elle ouvre la voie à une biocimentation (ou biominéralisation) partiellement contrôlée, ou plutôt guidée, qui interroge les potentiels de ces mécanismes biologiques. Comment, à partir de déchets de chantier, ces processus pourraient-ils donner naissance à de nouveaux matériaux, tels que des briques, du terrazzo ou d’autres formes composites, tout en s’inscrivant dans des pratiques conscientes et en dialogue avec le vivant ?

La résidence interroge aussi notre responsabilité envers le vivant, le non-humain et le non-vivant, engageant une réflexion sur la décarbonation, la revalorisation des ruines contemporaines et la cohabitation entre humains et non-humains. Ces démarches expérimentales se distinguent par la biotransformation des déchets, réinventés en ressources constructives.

Cette approche, en voie d’expérimentation dans des domaines comme la stabilisation des sols, la réparation du béton ou la séquestration du CO2, propose de réinterpréter les déchets de construction, non comme des rejets à traiter, mais comme des ressources à métamorphoser. Elle ouvre un espace de réflexion sur des pratiques architecturales intégrées dans une dynamique de régénération et de collaboration avec le vivant.

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